LIVRES

Une administration éco-responsable :

Le guide des administrations éco-responsables
ADEME Éditions, n° réf. 5658, 2005, 50 €.
Guide pour aider les gestionnaires et responsables de services administratifs à engager des démarches éco-responsables et diminuer les impacts environnementaux de leurs activités.

Guide des collectivités éco-responsables
ADEME Éditions
, n° réf. 6241, 2007, CDRom, 40 €.
Guide méthodologique qui apporte aux élus et aux agents les moyens d'engager puis de pérenniser des démarches éco-responsables au sein de collectivités petites ou grandes.

 

Après la démocratie

L'élection de Nicolas Sarkozy semble avoir placé la France en état d'apesanteur : cadeaux fiscaux aux plus riches, socialistes passés à droite, qu'ils aient ou non quitté le PS, atlantisme, exhibitionnisme présidentiel, désignation de boucs émissaires immigrés ou musulmans, etc., etc.
Dénoncer l'action de Nicolas Sarkozy ne suffit pas.
C'est en partie grâce à ses défauts qu'il a été élu. Sous la diversité des symptômes, c'est d'une véritable crise de la démocratie qu'il s'agit.
Pour la comprendre, il faut identifier, au présent et dans la longue durée de l'histoire, ces facteurs lourds que sont le vide religieux, la montée de l'individualisme narcissique, la stagnation éducative, la nouvelle stratification sociale, l'impact destructeur du libre-échange, l'appauvrissement des classes moyennes, l'égarement des classes supérieures qui ont fait sécession de la société. Emmanuel Todd ne ménage personne, dans aucun camp. Son approche permet de comprendre pourquoi la société française hésite entre ethnicisation et retour de la lutte des classes. Elle oblige à se demander si les hommes politiques, incapables de manipuler plus longtemps notre " démocratie d'opinion ", ne vont pas purement et simplement supprimer le suffrage universel. A moins que, cédant à la pression de la société, ils n'acceptent d'envisager une nouvelle politique économique, protectionniste à l'échelle européenne.

Emmanuel Todd est historien, démographe et sociologue.



Pour sauver la Planète, sortez du Capitalisme

Le capitalisme, après un règne de deux cent ans, s'est métamorphosé en entrant dans une phase mortifère : il génère tout à la fois une crise économique majeure et une crise écologique d'ampleur historique. Pour sauver la planète, il faut sortir du capitalisme, en reconstruisant une société où l'économie n'est pas reine mais outil, où la coopération l'emporte sur la compétition, où le bien commun prévaut sur le profit. Dans un récit original, l'auteur explique comment le capitalisme a changé de régime depuis les années 1980 et a réussi à imposer son modèle individualiste de comportement, marginalisant les logiques collectives. Pour en sortir, il faut prioritairement se défaire de ce conditionnement psychique. L'oligarchie cherche à détourner l'attention d'un public de plus en plus conscient du désastre imminent en lui faisant croire que la technologie pourrait surmonter l'obstacle. Cette illusion ne vise qu'à perpétuer le système de domination en vigueur. Comme l'illustre la démonstration ancrée dans la réalité et animée de nombreux reportages, l'avenir n'est pas dans la technologie, mais dans un nouvel agencement des relations sociales. Ce qui fera pencher la balance, c'est la force et la vitesse avec lesquelles nous saurons retrouver l'exigence de la solidarité.

Janvier 2009 aux éditions du Seuil

 

Comment les riches détruisent le monde

A lire absolument.

Les trois ou quatre générations situées à la charnière du troisième millénaire sont les premières dans l’histoire de l’humanité, depuis que les bipèdes arpentent la planète, à se heurter aux limites de la biosphère. Cette rencontre ne se fait pas sous le signe de l’harmonie, mais sous celui d’une crise écologique majeure. Soulignons-en quelques aspects. Le premier d’entre eux est l’inquiétude nouvelle des climatologues : ils raisonnent depuis quelques années sur l’hypothèse d’une irréversibilité possible du changement climatique. Jusqu’à présent, on pensait qu’un réchauffement graduel interviendrait, mais que, quand l’humanité se rendrait compte de la gravité de la situation, il serait possible de revenir en arrière et de retrouver l’équilibre climatique. Les climatologues nous disent qu’il est possible qu’on atteigne un seuil tel que le système climatique dérape vers un désordre irréversible. Plusieurs séries d’observations nourrissent cette inquiétude : les glaciers du Groenland fondent bien plus vite que ne le prévoyaient les modélisateurs ; les océans pourraient pomper moins de gaz carbonique ; le réchauffement déjà à l’œuvre, accélérer la fonte du pergélisol, cette immense couche de terre gelée située en Sibérie et au Canada, qui de ce fait menacerait de relâcher les quantités énormes de gaz carbonique et de méthane qu’elle recèle. Une deuxième observation est que la crise écologique ne se réduit pas au changement climatique. Celui-ci est le phénomène le mieux connu du grand public, il n’est cependant qu’un volet de la crise globale, dont un autre a une importance sans doute équivalente : l’érosion de la biodiversité, dont l’ampleur ne peut être mieux illustrée que par le fait que les spécialistes parlent de « sixième crise d’extinction » pour désigner la disparition accélérée d’espèces que notre époque expérimente. La cinquième crise d’extinction, il y a soixante-cinq millions d’années, avait vu la disparition des dinosaures. Troisième volet, peut-être moins sensible ou moins bien synthétisé que la problématique du changement climatique : une contamination chimique généralisée de notre environnement, dont deux aspects sont particulièrement troublants. D’une part, les chaînes alimentaires sont contaminées, certes à des doses minimes, par des polluants chimiques. D’autre part, il apparaît de plus en plus clairement que le plus grand écosystème de la planète, l’ensemble des océans, que l’on pensait presque in?ni dans sa capacité de régénération, est de plus en plus affaibli, soit par la pollution, soit par la dégradation de tel ou tel de ses écosystèmes particuliers. Cette entrée en matière définit l’urgence politique de notre époque. Cependant, ce n’est pas d’aujourd’hui, ni même d’hier, mais depuis plusieurs décennies que notre société est avertie du péril. Depuis que Rachel Carson a lancé l’alerte avec Le Printemps silencieux en 1962, depuis que, dans les années 1970, la question écologique a pénétré avec éclat le débat public, conférences internationales, articles scientifiques, luttes des écologistes ont depuis lors amassé une masse de connaissances confirmant toujours la tendance générale. Pourquoi, alors, nos sociétés ne s’orientent-elles pas vraiment vers les politiques qui permettraient d’éviter l’approfondissement de la crise écologique ? C’est la question cruciale. Pour y répondre, il faut analyser les rapports de pouvoir dans nos sociétés. Elles sont en effet organisées pour bloquer ces politiques nécessaires. Comment ? Depuis une vingtaine d’années, le capitalisme se caractérise par le retour de la pauvreté dans les pays riches. Le recul du taux de pauvreté, continu depuis la fin des années 1940, s’est interrompu dans les pays occidentaux voire, dans certains cas, s’est inversé. De même, le nombre de personnes en situation de précarité, c’est-à-dire légèrement au-dessus du seuil de pauvreté, augmente lui aussi de façon régulière. Par ailleurs, au niveau mondial, le nombre de personnes en situation de pauvreté absolue, c’est-à-dire disposant de moins de 2 dollars par jour, reste de l’ordre de 2 milliards, tandis que l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (en anglais, Food and Agricultural Organization, FAO) estime à 820 millions le nombre d’humains insuffisamment nourris. L’augmentation des inégalités depuis une vingtaine d’années constitue un autre aspect de la crise sociale. De nombreuses études l’attestent. L’une d’entre elles, conduite par deux économistes de Harvard et du Federal Reserve Board, est des plus parlantes. Carola Frydman et Raven E. Saks ont comparé le rapport entre le salaire gagné par les trois premiers dirigeants des cinq cents plus grandes entreprises américaines et le salaire moyen de leurs employés. Cet indicateur de l’évolution des inégalités reste stable des années 1940, moment où commence l’observation, jusqu’aux années 1970 : les patrons des entreprises considérées gagnaient environ trente-cinq fois le salaire moyen de leurs employés. Puis se produit un décrochement à partir des années 1980, et le rapport monte de façon assez régulière jusqu’à atteindre environ cent trente dans les années 2000. Ces études signifient qu’une rupture majeure est intervenue dans le fonctionnement du capitalisme depuis soixante ans. Durant ce que l’on a appelé les « trente glorieuses », l’enrichissement collectif permis par la hausse continue de la productivité était assez équitablement distribué entre capital et travail, si bien que les rapports d’inégalité demeuraient stables. A partir des années 1980, un ensemble de circonstances, qu’il n’est pas lieu d’analyser ici, a conduit à un décrochage de plus en plus prononcé entre les détenteurs du capital et la masse des citoyens. L’oligarchie accumule revenus et patrimoine à un degré jamais vu depuis un siècle. Il est essentiel de s’intéresser à la façon concrète dont les hyper-riches utilisent leur argent. Celui-ci n’est plus caché comme au temps de l’austère bourgeoisie protestante décrite par Max Weber : il nourrit au contraire une consommation outrancière de yachts, d’avions privés, de résidences immenses, de bijoux, de montres, de voyages exotiques, d’un fatras clinquant de dilapidation somptuaire. Les Français découvrent avec M. Nicolas Sarkozy un exemple désolant de ce comportement tape-à-l’œil. Pourquoi cela est-il un moteur de la crise écologique ? Pour le comprendre, il nous faut nous tourner vers le grand économiste Thorstein Veblen, dont la pensée était rangée par Raymond Aron au même niveau que celles de Carl von Clausewitz ou d’Alexis de Tocqueville. Bien oubliée aujourd’hui, elle n’en présente pas moins une saisissante pertinence. Résumons-la à l’extrême. Que disait Veblen ? Que la tendance à rivaliser est inhérente à la nature humaine. Chacun d’entre nous a une propension à se comparer aux autres, et cherche à manifester par tel ou tel trait extérieur une petite supériorité, une différence symbolique par rapport aux personnes avec lesquelles il vit. Veblen ne prétendait pas que la nature humaine se réduit à ce trait, il ne le jugeait pas d’un point de vue moral, il le constatait. S’appuyant sur les nombreux témoignages des ethnographes de son époque, il constatait aussi que cette forme de rivalité symbolique s’observe dans toutes les sociétés. De surcroît, poursuivait-il, toutes les sociétés produisent assez aisément la richesse nécessaire pour satisfaire leurs besoins de nourriture, de logement, d’éducation des enfants, de convivialité, etc. Pourtant, elles produisent généralement une quantité de richesses bien supérieure à la satisfaction de ces besoins. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit de permettre à leurs membres de se distinguer les uns des autres. Veblen constatait ensuite qu’existent le plus souvent plusieurs classes au sein de la société. Chacune d’entre elles est régie par le principe de la rivalité ostentatoire. Et, dans chaque classe, les individus prennent comme modèle le comportement en vigueur dans la couche sociale supérieure, qui montre ce qu’il est bien, ce qu’il est chic de faire. La couche sociale imitée prend elle-même exemple sur celle qui est située au-dessus d’elle dans l’échelle de la fortune. Cette imitation se reproduit de bas en haut, si bien que la classe située au sommet définit le modèle culturel général de ce qui est prestigieux, de ce qui en impose aux autres. Que se passe-t-il dans une société très inégalitaire ? Elle génère un gaspillage énorme, parce que la dilapidation matérielle de l’oligarchie – elle-même en proie à la compétition ostentatoire – sert d’exemple à toute la société. Chacun à son niveau, dans la limite de ses revenus, cherche à acquérir les biens et les signes les plus valorisés. Médias, publicité, films, feuilletons, magazines « people » sont les outils de diffusion du modèle culturel dominant. Comment alors l’oligarchie bloque-t-elle les évolutions nécessaires pour prévenir l’aggravation de la crise écologique ? Directement, bien sûr, par les puissants leviers – politiques, économiques et médiatiques – dont elle dispose et dont elle use afin de maintenir ses privilèges. Mais aussi indirectement, et c’est d’une importance équivalente, par ce modèle culturel de consommation qui imprègne toute la société et en définit la normalité. Nous rebouclons maintenant avec l’écologie. Prévenir l’aggravation de la crise écologique, et même commencer à restaurer l’environnement, est dans le principe assez simple : il faut que l’humanité réduise son impact sur la biosphère. Y parvenir est également en principe assez simple : cela signifie réduire nos prélèvements de minerais, de bois, d’eau, d’or, de pétrole, etc., et réduire nos rejets de gaz à effet de serre, de déchets chimiques, de matières radioactives, d’emballages, etc. Ce qui signifie réduire la consommation matérielle globale de nos sociétés. Une telle réduction constitue le levier essentiel pour changer la donne écologique. Qui va réduire sa consommation matérielle ? On estime que 20 à 30 % de la population mondiale consomme 70 à 80 % des ressources tirées chaque année de la biosphère. C’est donc de ces 20 à 30 % que le changement doit venir, c’est-à-dire, pour l’essentiel, des peuples d’Amérique du nord, d’Europe et du Japon. Au sein de ces sociétés surdéveloppées, ce n’est pas aux pauvres, aux RMIstes, aux salariés modestes que l’on va proposer de réduire la consommation matérielle. Mais ce n’est pas non plus seulement les hyper-riches qui doivent opérer cette réduction : car même si MM. Sarkozy, Vincent Bolloré, Alain Minc, Bernard Arnault, Arnaud Lagardère, Jacques Attali et leur cortège d’oligarques se passent de limousines avec chauffeurs, de montres clinquantes, de shopping en 4 x 4 à Saint-Tropez, ils ne sont pas assez nombreux pour que cela change suffi- samment l’impact écologique collectif. C’est à l’ensemble des classes moyennes occidentales que doit être proposée la réduction de la consommation matérielle. On voit ici que la question de l’inégalité est centrale : les classes moyennes n’accepteront pas d’aller dans la direction d’une moindre consommation matérielle si perdure la situation actuelle d’inégalité, si le changement nécessaire n’est pas équitablement adopté. Recréer le sentiment de solidarité essentiel pour parvenir à cette réorientation radicale de notre culture suppose évidemment que soit entrepris un resserrement rigoureux des inégalités – ce qui, par ailleurs, transformerait le modèle culturel existant. La proposition de baisse de la consommation matérielle peut sembler provocante dans le bain idéologique dans lequel nous sommes plongés. Mais, aujourd’hui, l’augmentation de la consommation matérielle globale n’est plus associée avec une augmentation du bien-être collectif – elle entraîne au contraire une dégradation de ce bien-être. Une civilisation choisissant la réduction de la consommation matérielle verra par ailleurs s’ouvrir la porte d’autres politiques. Outillée par le transfert de richesses que permettra la réduction des inégalités, elle pourra stimuler les activités humaines socialement utiles et à faible impact écologique. Santé, éducation, transports, énergie, agriculture sont autant de domaines où les besoins sociaux sont grands et les possibilités d’action importantes. Il s’agit de renouveler l’économie par l’idée de l’utilité humaine plutôt que par l’obsession de la production matérielle, de favoriser le lien social plutôt que la satisfaction individuelle. Face à la crise écologique, il nous faut consommer moins pour répartir mieux. Afin de mieux vivre ensemble plutôt que de consommer seuls.
Hervé Kempf.

 

Perspectives de l'environnement de l'OCDE à l'horizon 2030

La Direction de l'Environnement de l'OCDE (Organisation pour la Coopération et le Développement Economiques) vient de faire paraître (mars 2008) un Rapport capital préconisant une action rapide contre le changement climatique. L'échéance étudiée (2030) est beaucoup plus rapprochée que celle considérée par la précédente étude de grande ampleur, celle publiée en 2006 par l'économiste britannique Nicholas Stern, qui s'intéressait à la situation à la fin du siècle. Comment le développement économique et social influencera-t-il l'évolution de l'environnement à l'horizon 2030 ? Quelles politiques seront nécessaires afin de répondre aux principaux défis environnementaux ? Comment les pays membres et les pays non membres de l'OCDE peuvent-ils unir leurs efforts pour relever ces défis ? Les Perspectives de l'environnement de l'OCDE à l'horizon 2030 présentent des analyses des tendances économiques et environnementales jusqu'en 2030, ainsi que des simulations de politiques visant à faire face aux principaux problèmes. Sans nouvelles politiques, nous risquons de causer des dommages irréversibles à l'environnement et à la base des ressources naturelles nécessaires pour soutenir la croissance économique et le bien-être de tous. L'inaction des pouvoirs publics a un coût élevé. Mais les Perspectives montrent que relever les principaux défis environnementaux d'aujourd'hui - y compris le changement climatique, l'appauvrissement de la biodiversité, le manque d'eau et les impacts de la pollution sur la santé - n'est pas impossible ni inabordable. Elles mettent en lumière un ensemble de politiques qui pourraient permettre de relever ces défis d'une manière économique. Le champ d'observation des Perspectives a été élargi par rapport à l'édition 2001, afin de tenir compte des évolutions concernant aussi bien les pays de l'OCDE que le Brésil, la Russie, l'Inde, l'Indonésie, la Chine et l'Afrique du Sud (BRIICS), et d'examiner comment ils pourraient mieux coopérer pour résoudre les problèmes d'environnement au niveau mondial et local.

A noter : Ce livre comprend des StatLinks, des liens URLs qui permettent de télécharger les tableaux et les graphiques par Internet.

Lien vers l'OCDE

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L'état de la planète 2006. Gros plan sur la Chine et l'Inde, par l'institut Worldwatch
(L'Etat de la planète éditions, 2006, 278 p., 19 euros)
Fondé en 1974 par Lester R. Brown, le Worldwatch Institute, situé à Washington (D.C.), œuvre à la construction d'un avenir meilleur. Il publie chaque année un rapport bourré d'indicateurs sur le bien-être de la Terre. L'institut WorldWatch suit et évalue la pollution, les changements climatiques, la couverture forestière, la démographie, la production alimentaire, les ressources en eau, la diversité biologique, ainsi que d'autres tendances. Tous les travaux de l'Institut Worldwatch reflètent son credo : constat, analyse, proposition de solutions et présentation des meilleures pratiques. C'est sans doute cette attitude pragmatique, mais également ses critiques du productivisme sauvage, qui lui valent son incontestable renom. Il n'existe pas de référence plus utile pour tous ceux qui s'intéressent aux problématiques écologistes, c'est pourquoi cette somme annuelle est rapidement traduite dans des dizaines de langues différentes. Sa diffusion est malheureusement confidentielle en France (signe de notre retard en dépit de nos fanfaronnades), et certaines années il ne se trouve même aucun éditeur pour le traduire … Le cru 2006 de L'état de la planète fait la part belle aux changements induits par l'irruption de la Chine et de l'Inde sur la scène mondiale. Comme le rappelle Laurence Tubiana dans la préface de l'édition française, "la Chine consomme aujourd'hui 26% de l'acier mondial, 47% du ciment et est déjà le deuxième importateur mondial de pétrole". Autant dire que l'objectif des autorités chinoises de quadrupler le produit intérieur brut (PIB) du pays d'ici à 2020 est une impasse si cela se fait avec la même intensité en ressources naturelles. L'article de Christopher Flavin et Gary Gardner montre bien à quel point le défi est loin d'être gagné. Autre contribution intéressante, celle de Danielle Nierenberg sur l'industrie mondiale de la viande. L'auteure souligne les risques environnementaux - notamment sur les ressources en eau potable - que son développement engendre et l'impossibilité de généraliser les habitudes alimentaires des pays riches à l'ensemble de la planète. Dans l'alimentation comme pour l'énergie, il va falloir s'habituer à la sobriété !

 

Effondrement : Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie, par Jared Diamond
(éditions Gallimard, NRF Essais)
Présentation de l'éditeur La question : " Comment des sociétés ont-elles disparu dans le passé ? " peut aussi se formuler : " Au rythme actuel de la croissance démographique, et particulièrement de l'augmentation des besoins économiques, de santé et en énergie, les sociétés contemporaines pourront-elles survivre demain ? "

La réponse se formule à partir d'un tour du monde dans l'espace et dans le temps - depuis les sociétés disparues du passé (les îles de Pâques, de Pitcairn et d'Henderson ; les Indiens mimbres et anasazis du sud-ouest des États-Unis ; les sociétés moche et inca ; les colonies vikings du Groenland) aux sociétés fragilisées d'aujourd'hui (Rwanda, Haïti et Saint-Domingue, la Chine, le Montana et l'Australie) en passant par les sociétés qui surent, à un moment donné, enrayer leur effondrement (la Nouvelle-Guinée, Tipokia et le Japon de l'ère Tokugawa). De cette étude comparée, et sans pareille, Jared Diamond conclut qu'il n'existe aucun cas dans lequel l'effondrement d'une société ne serait attribuable qu'aux seuls dommages écologiques. Plusieurs facteurs, au nombre de cinq, entrent toujours potentiellement en jeu : des dommages environnementaux ; un changement climatique ; des voisins hostiles ; des rapports de dépendance avec des partenaires commerciaux ; les réponses apportées par une société, selon ses valeurs propres, à ces problèmes. Cette complexité des facteurs permet de croire qu'il n'y a rien d'inéluctable aujourd'hui dans la course accélérée à la dégradation globalisée de l'environnement. Une dernière partie recense, pour le lecteur citoyen et consommateur, à partir d'exemples de mobilisations réussies, les voies par lesquelles il peut d'ores et déjà peser afin que, dans un avenir que nous écrirons tous, le monde soit durable et moins inéquitable aux pauvres et démunis.

 

Pesticides. Révélations sur un scandale français, par Fabrice Nicolino et François Veillerette

Pour la première fois, le dossier des pesticides est ouvert en grand, et il ne pourra plus être refermé. Savez-vous qu'il y a des pesticides dans la rosée du matin sur les fleurs ? Savez-vous qu'il y en a dans l'eau de pluie, à Paris, Rennes, Marseille, Lyon, Bordeaux ? Savez-vous qu'il y en a dans les sources, dans les nappes les plus profondes, dans les sols, dans les pommes, dans le pain ? Savez-vous qu'il y en a dans le sang des nouveau-nés, dans le lait des mères, dans la graisse de nos corps ? Savez-vous qu'il y en a dans l'air intérieur des maisons ? Les pesticides sont partout, et leurs molécules s'attaquent directement à la vie des humains et de tous les êtres vivants. Jusqu'au début de 2007, les responsables de ce désastre sans précédent pouvaient dormir tranquillement. Nul ne les connaissait. Grâce à un livre, qui paraît chez Fayard le 1er mars, ce n'est plus le cas. Leurs deux auteurs, Fabrice Nicolino et François Veillerette, sont connus et reconnus. L'un est journaliste, l'autre responsable écologiste, ancien président de Greenpeace en France. Ils révèlent, dans le sens le plus fort de ce mot, un système. Un système né après 1945, grâce auquel l'industrie des pesticides a pris le pouvoir, tous les pouvoirs. Ce livre donne des noms, tous les noms. Il met en accusation l'Inra et le ministère de l'Agriculture. Il explore une à une les méthodes du lobby, dénonce les congrès " scientifiques " truqués et le rôle direct dans la désinformation de Marcel Valtat, l'homme de l'amiante, celui qui a empêché son interdiction pendant des décennies. Il raconte au passage le sort fait aux Antilles, dont certaines zones sont polluées pour des centaines d'années, et la complicité de très hauts fonctionnaires avec l'industrie dans le terrible dossier du Gaucho. Ce livre ne pourra donc passer inaperçu. Mais ceux qui sont accusés se battront, et ils en ont les moyens. Les nôtres sont en comparaison dérisoires. C'est pourquoi nous comptons sur vos forces. Sur votre volonté. Sur votre liberté. Aidez-vous à faire connaître ces vérités cachées. Parlez de ce livre ! Nous avons grand besoin de votre aide.

Fabrice Nicolino et François Veillerette

 


Une société de chiens

Eric Dupin
Edition du Seui
l
18 €

La difficile conciliation des idéaux et du réalisme dans une société où les idéalistes sont perçus comme des niais, et le matérialisme le plus sordide est valorisé.

PETIT VOYAGE DANS LE CYNISME AMBIANT … Présentation de l'éditeur

Qui croit encore à ce qu'il fait ? Nous vivons dans une société d'acteurs désabusés. L'effondrement des idéologies et des croyances laisse libre cours au jeu des petits calculs et des grands intérêts. Le cynique moderne se situe en apparence aux antipodes de son ancêtre de l'Antiquité. Mais, se prenant pour un Dieu et vivant comme une bête, il partage avec Diogène le mépris du genre humain. Or cette maladie de la morale sociale se révèle contagieuse. Le cynisme des puissants exerce des effets en cascade sur l'ensemble de la société. Instrumentaliser autrui sans scrupule, tout ramener à soi, profiter de la confusion des genres, abuser du pouvoir de l'argent, professer que toutes les vérités se valent : nos cyniques ont plus d'un tour dans leur sac pour se frayer un chemin dans un monde réduit à une jungle. Cet essai démonte quelques-uns de ces stratagèmes maîtrisés par d'importants personnages. De Thierry Ardisson à Nicolas Sarkozy, en passant par Jean-Marie Messier ou Bernard-Henri Lévy, les cyniques tiennent le haut du pavé dans nombre de sphères. Le moralisme ostentatoire du discours public masque mal ce règne généralisé de la ruse et cette primauté des rapports de forces. Promoteurs d'un état de défiance généralisée, les cyniques nous préparent une société de chiens.

 

Vivre dans une maison saine Cécile Flé Editions Eyrolles.
Agir pour notre bien être et agir sur le devenir de notre planète, tel est le dessein de cet ouvrage.
Il faut aujourd'hui arrêter de subir.
Cécile Flé est Joinvillaise et son livre est disponible à la bibliothèque.

"La guerre secrète des OGM" Hervé Kempf aux Editions du Seuil
Hervé Kempf est journaliste au Monde. Il retrace 30 ans de recherche sur les OGM.

Guide "Planète attitude : les gestes écologiques au quotidien" de Thierry Thouvenot et Gaëlle Bouttier-Guérive.
Les spécialistes du WWF révèlent ce que nous pouvons faire au quotidien pour concrètement avoir des gestes écologiques bénéfiques pour notre santé et notre porte-monnaie !
Disponible en librairie : 15 €
Les droits d’auteur sont intégralement reversés au WWF.

"Arômes dans votre assiette la grande manipulation" de Hans-Ulrich Grimm
Ed Terre Vivante 18 € 50
Voici enfin un livre qui nous éclaire sur l'obscure manipulation des arômes et additifs que l'industrie alimentaire nous fait ingurgiter quotidiennement. En effet les arômes remplacent désormais certaines matières premières, ils arrivent à masquer les goûts désagréables comme l'amertume, qui en soit est un bon indicateur d'un produit impropre à la consommation.

 

 

 

 

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